Ce qu’il faut au préalable savoir, c’est que tous les reproducteurs nés à la chatterie ou provenant d’autres élevages répondent aux exigences suivantes :
  • Tous les chats ont un Pedigree.

  • Tous les reproducteurs sont testés négatifs pour les maladies infectieuses suivantes : la Leucose et le Sida (test FIV FELV).

  • Ils sont tous indemnes de PKD (maladie rénale mortelle) par tests génétiques qui permettent d’avoir une filiation indemne. 

  • Une échographie cardiaque est faite par un vétérinaire en début de carrière puis régulièrement tout au long de la reproduction afin de dépister les malformations cardiaques ainsi que la HCM (maladie hypertrophique du coeur pouvant être héréditaire).

  • Depuis le début de la chatterie, tous les mâles de nos mariages effectués sur place ou en saillies extérieures répondent aux mêmes exigences, ceci dans le but de donner aux chatons la meilleure santé possible au départ.

Le choix des reproducteurs

En 2010, avant de devenir éleveur, j’avais déjà adopté un British Shorthair pour la compagnie. Le chaton était né chez un particulier. Il avait une seule femelle qui était allée faire une saillie chez un éleveur en région parisienne. J’ai mesuré a posteriori les conséquences de mon choix de recourir à un particulier plutôt qu’à un professionnel. Le chaton était mignon mais moyen en type, avec les papiers obligatoires mais peu de tests. 

C’est ainsi qu’avant même d’être éleveur, j’ai pris conscience de l’importance du choix des reproducteurs. Les mariages demandent d’être étudiés pour avoir de beaux chatons en bonne santé. Pourquoi me direz-vous ? Et bien parce que le choix des reproducteurs et des mariages demande des connaissances et des compétences dans la sélection.
Pourtant, il faut bien commencer.

La recherche des reproducteurs :

C’est le premier exercice au démarrage de l’élevage. Il faut chercher mais où ? Dans son pays pour commencer puis rapidement à l’étranger pour avoir de nouvelles lignées. Il faut donc acquérir des connaissances dans la lecture des pedigrees et ceci à l’international.

Voici deux exemples de chats qui ont marqué mon travail. 

Il y a eu tout d’abord Gracieuse Eugénie venue d’un petit élevage du Sud de la France en 2011, qui s’est avérée être un chat extraordinaire sur tous les plans. Son caractère particulier marque encore beaucoup sa descendance et enchante les adoptants qui détiennent ses enfants, petits-enfants, arrières petits enfants… Mère exceptionnelle qui m’a comblée de joie et qui a donné naissance à des chatons très intelligents et très élégants. Ils sont pour la plupart assez démonstratifs en affection aimant parfois les bras plus que la moyenne des British, particulièrement drôles et présents dans leur famille, mais peu enclin à partager leur vie avec d’autres animaux.

C’est une lignée qui s’exprime lentement dans son développement physique : les chatons grandissent et grossissent lentement jusqu’à 3 ans environ. Leurs yeux deviennent souvent exceptionnels en couleur mais à l’âge adulte seulement. Gracieuse Eugénie incarne le reproducteur parfait en tout point.

Autre exemple, j’ai adopté Gloria et Horacio Bonibrit dans une chatterie de qualité en Lituanie. Faire venir 2 chatons ensemble de loin, qui vivront leurs premiers mois ensembles est une chance pour eux comme pour l’éleveur. Malheureusement, Horacio a pris une retraite anticipée car les saillies étaient laborieuses. Il n’eut qu’un seul amour parmi mes femelles : Ivanna des Grenadines de Celan.

De ses uniques amours, j’ai gardé la descendance : Pomerol né de l’union de Noli du Clos d’Eugénie et de Novak du Filon d’Or chez mon amie Pascale, qui sera papa en 2021.

Parallèlement pendant 3 années, Gloria a eu une belle descendance : Merveille, Or RoseÔ de Violette et maintenant Roméo sont de magnifiques père et mères qui ont participé ou participent actuellement à mon travail et à celui de mes amies. A l’inverse de Gracieuse, sa descendance est rapide dans son développement : ils grandissent vite, ont les yeux colorés dans leurs premiers mois de vie. Ils sont plus sociables avec les animaux mais moins démonstratifs avec leur famille.

Cette connaissance de mes chats, de leurs origines, de leur santé, de leur développement, de leur caractère est ma plus grande richesse en tant qu’éleveur. Je ne peux pas raconter ici l’histoire de tous les chats qui ont apporté leur pierre à mon édifice : chacun a participé à sa manière, qu’il ait reproduit ou non, que j’aie gardé de lui ou non, car chacun a enrichi ma vie tout d’abord, enrichissement en émotions, en expériences, en connaissances…

Je les remercie tous, et je les aime tous énormément même si pour la plupart ils vivent désormais loin de moi, dans de très belles familles.